mardi 7 juillet 2009

Honduras : l'imbroglio constitutionnel

Difficile de démêler le vrai du faux après le coup d'État du 28 juin au Honduras. J'avais initialement avancé la légalité constitutionnelle du référendum organisé par Manuel Zelaya, celui-ci souhaitant par cette consultation convoquer une assemblée constituante chargée de supprimer la clause limitant à un le mandat présidentiel. Or d'autres versions avancent que son intention n'était pas de faire convoquer une assemblée constituante pour entériner cette réforme mais de faire valider cette dernière directement par la consultation populaire.

Ce second scénario est crédible, d’autant plus que Manuel Zelaya ne disposait plus d'un soutien du Parlement. L’assemblée constituante ne lui aurait donc été d'aucune aide. Manuel Zelaya aurait ainsi cherché à invoquer le pouvoir du peuple plutôt que celui de la représentation nationale. Or cette contestation du système représentatif est une constante dans les conceptions politiques de la gauche latino-américaine incarnée par Hugo Chávez. En février 2009, un référendum organisé par ce dernier avait ainsi enlevé la limite constitutionnelle de deux mandats pour le président du Venezuela.

1 commentaires:

Gérard Laramé a dit…

Merci pour cet article.

En effet, on ne peut pas vraiment parler de coup d'Etat, comme le démontre cette analyse;

http://www.unmondelibre.org/Hidalgo_Honduras_coup